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Le Soir, 5/9/07

Les signaux d’alerte du réseau sans fil. Risque accru de leucémie infantile, de cancer du cerveau, d’Alzheimer, désordres acoustiques, problèmes nerveux variés, modification de l’ADN, troubles du sommeil C’est un nouveau message d’alerte que lancent une vingtaine de scientifiques américains, médecins pour la plupart.

Les risques des ondes pulsées ont été recensés dans une nouvelle étude américaine. Les appels afin de durcir les normes se multiplient.

Sábado 8 de septiembre de 2007, por CB

Le Soir, 5/9/07

Les signaux d’alerte du réseau sans fil
SCHOUNE,CHRISTOPHE
mercredi 05 septembre 2007, 06:53

Les risques des ondes pulsées ont été recensés dans une nouvelle étude américaine. Les appels afin de durcir les normes se multiplient. En Allemagne, la prudence est recommandée à domicile.Risque accru de leucémie infantile, de cancer du cerveau, d’Alzheimer, désordres acoustiques, problèmes nerveux variés, modification de l’ADN, troubles du sommeil C’est un nouveau message d’alerte que lancent une vingtaine de scientifiques américains, médecins pour la plupart.
Publié vendredi dernier, leur volumineux rapport « Bio Initiative » (1) fait la synthèse des centaines d’études consacrées à l’impact sanitaire des champs électromagnétiques sur l’homme : « Le déploiement sans entrave des technologies sans fil est vraisemblablement risqué et sera difficile à contrer si la société ne prend pas des décisions rapides sur de nouvelles limites d’exposition, conclut le rapport. Comme il n’est pas réaliste de reconstruire tous les systèmes de distribution électrique à court terme, des étapes pour réduire l’exposition liée aux systèmes existant doivent être initiées et encouragées, particulièrement dans les lieux où les enfants passent du temps »
Vous ne pouvez pas la voir, la sentir, la goûter ? « La pollution électromagnétique est pourtant l’exposition la plus envahissante à laquelle les êtres humains sont soumis dans les pays occidentaux, constatent les experts. Notre société ne peut plus se payer le luxe d’attendre avant d’agir »
Attendre, c’est pourtant le credo de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont le discours rassurant (lire page 3) est aux antipodes des signes d’inquiétude scientifique lancés depuis bientôt six ans (appels de Fribourg en 2002, d’Helsinki en 2005 et de Benvento en 2006). Nouvel écho de ces craintes, le débat sur le possible bannissement des systèmes wi-fi dans les écoles en Grande-Bretagne. De son côté, le gouvernement allemand, vient de déconseiller l’usage du wi-fi à domicile et de « de préférer autant que possible l’utilisation de solutions filaires traditionnelles plutôt que de connexions sans fil »
Et en Belgique ? « Nous travaillons actuellement sur une nouvelle note consacrée à cette question, explique le professeur André Vander Vorst, membre du Conseil supérieur de la santé (CSS) en Belgique et au Pays-Bas. Elle devrait aboutir en décembre. Je rappellerai simplement que, si on veut agir de manière prudente, il convient de considérer la somme de l’exposition à laquelle un individu peut être soumis. C’est pourquoi le conseil supérieur fédéral avait recommandé en 2004 de ne pas dépasser 3 volts par mètre - en aucun endroit et à aucun moment »
Négligeant cette recommandation, le gouvernement fédéral sortant a préféré adopter un arrêté royal imposant aux opérateurs de ne pas dépasser 20,6 volts par mètre. Six fois plus que la recommandation prônée par les scientifiques, mais deux fois moins que la valeur maximale préconisée par l’OMS. « Les recommandations de l’OMS sont dépassées et ne tiennent compte que des effets thermiques des champs électromagnétiques sur la santé, fulmine Jean Delcoigne, de l’association Teslabel. Or, les effets sur la santé se font déjà sentir à des niveaux bien inférieurs aux trois volts par mètre recommandé par le Conseil supérieur de la santé » L’association, qui a introduit un recours devant le Conseil d’État, espère rééditer l’annulation des normes fédérales, comme en 2005. Et confronter le prochain gouvernement à la nécessité de plancher sur de nouvelles normes en dépit des hauts cris poussés par l’industrie.
En attendant, le brouillard électromagnétique est de plus en plus dense : 8.000 stations-relais sont recensées sur le sol belge - et, si l’on en croit les prophéties touchant à la « téléphonie de la troisième génération », ce chiffre devrait augmenter de 50 % d’ici la fin de la décennie.
Vigilance, donc ? « On met l’accent sur les risques du wi-fi, mais à mon sens, les téléphones numériques sans fil de type “DECT” utilisés chez les particuliers représentent un bien plus grand danger, estime André Vander Vorst. Cette technologie héritée de l’industrie permet de gérer une dizaine de communications simultanément et émet en permanence, 24 heures sur 24, dans les habitations. Si bien que l’intensité du champ émis est largement supérieure au rayonnement des antennes GSM »
Faut-il dès lors privilégier le bon vieux sans fil ? Pour le scientifique belge, la prudence extrême doit s’imposer en attendant 2015, date à laquelle le recul sera suffisant pour juger de l’impact global de la téléphonie mobile sur la santé. Et à défaut de pouvoir interdire certaines technologies comme ces téléphones de type « DECT », le membre du Conseil supérieur attend des pouvoirs publics qu’ils imposent aux constructeurs d’informer le consommateur quant à la puissance de ces téléphones et autres « baby-phones » sans fil. Avant peut-être un jour d’y voir figurer cette mention : « Cet appareil peut nuire gravement à votre santé. »

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